Off

Off est employé dans l’expression « c’est off ! » pour préciser à un journaliste que les propos qu’il recueille ne sont pas destinés à être publiés ou que leur locuteur ne doit pas être nommément cité comme teneur de ces propos. La personne interrogée consent à délivrer des informations en échange de l’absence de précision de leur source.

Étymologiquement, le terme provient de l’anglais « off the record« , c’est à dire « officieusement » ou plus littéralement pour qualifier des propos « non enregistrés« .

Qu’est-ce que l’Information « off« ?

L’expression « off » désigne une information communiquée par une source à un journaliste, qui ne doit pas être publiée ou attribuée directement à la source. Cela permet à la source de partager des informations sensibles ou confidentielles sans risque de répercussions directes. Il existe différents niveaux d' »off » :

  • « Off the record » : L’information ne peut être utilisée en aucune manière.
  • « Background » : L’information peut être utilisée, mais la source ne doit pas être citée directement.
  • « Deep background » : L’information peut être utilisée, mais sans mentionner la source, même de manière vague.

Les implications éthiques de l’usage du « off« 

L’utilisation du « off » pose plusieurs défis éthiques pour les journalistes :

  • Fiabilité de l’information : Les informations « off » peuvent être difficiles à vérifier, ce qui pose des problèmes de fiabilité.
  • Manipulation : Les journalistes doivent rester vigilants pour ne pas être utilisés par des sources ayant des agendas cachés.
  • Transparence : Le recours au « off » peut diminuer la transparence de l’information, ce qui peut éroder la confiance du public envers les médias.

Le « off », un contrat moral controversé

Le « off » est donc un contrat moral passé entre l’intervieweur et l’interviewé puisque le premier s’engage à conserver la confidentialité de la source. Toutefois, cette pratique est parfois dénoncée comme une forme de connivence, voire de manipulation. En effet, la source peut choisir délibérément son interlocuteur et ne lui dispenser que les informations de son choix.

Si elle présente des avantages indéniables pour la révélation de vérités importantes, la pratique du « off » n’est pas exempte de défis éthiques. Les journalistes doivent naviguer avec prudence dans l’utilisation de ces informations pour maintenir l’intégrité de leur travail et la confiance du public.


Offset

L’offset (de l’anglais to set off, « reporter ») est un procédé d’impression qui est en fait une amélioration de son ancêtre, la lithographie, grâce à l’ajout d’un blanchet entre le cylindre porte-plaque et le papier. Le procédé offset est actuellement le procédé majeur d’impression. Son succès est dû à sa souplesse et sa capacité à s’adapter à une large variété de produits.

L’offset permet de couvrir une gamme de tirages relativement large. En effet, il est rentable jusqu’à quelques centaines de milliers d’exemplaires.


Ours

L’ours est l’emplacement d’une publication indiquant les mentions obligatoires suivantes : l’éditeur de la publication, le directeur de publication, le nom et adresse de l’imprimeur, le dépôt légal, l’ISSN. Sont aussi souvent mentionnés les noms des rédacteurs et des collaborateurs de la publication.

Le terme serait à l’origine un surnom donné à l’imprimeur au XIXème siècle. L' »ours » désignait le compagnon pressier, en raison de ses mouvements lourds pour encrer les formes et manier les palettes de papier.

Une autre origine, moins convaincante selon nous, est donné par l’écrivain Serge Bénard, dans Les Mots de la presse écrite. Selon lui, ce terme viendrait de l’anglais ours , se traduisant en l’occurrence par « les nôtres » en guise de présentation aux lecteurs des personnes ayant participé à l’élaboration de la publication.