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Commission paritaire des publications et des agences de presse

Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP)

La Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) est un organisme d’État français ayant la charge des trois missions suivantes :

    1.  « Délivrer un avis relatif au bénéfice du régime économique de la presse des publications« . La commission examine si les publications peuvent bénéficier des allègements fiscaux et de tarifs postaux préférentiels. Elle peut également délivrer aux publications la possibilité de bénéficier du taux de TVA réduit (2,10 %).
    2.  « Proposer l’inscription sur la liste des entreprises ayant le statut d’agence de presse« . La CPPAP peut se prononcer sur l’éligibilité à ce statut, conformément à l’ordonnance du 2 novembre 1945, mise à jour par la loi du 22 mars 2012 de simplification du droit.
    3.  « Reconnaître la qualité de services de presse en ligne« . Les critères de reconnaissance sont définis par le décret n°2009-1340 du 29 octobre 2009. Cette reconnaissance ouvrant notamment le droit d’appliquer le taux de TVA réduit sur la vente des contenus numériques.

     

  1. Les avis délivrés par la CPAPP sont susceptibles de recours devant la juridiction administrative.

Origine et composition de la CPAPP

Créée en 1945, la CPAPP souvent appelée simplement « Commission paritaire », est affiliée au ministère de la Culture. Elle est composée de manière paritaire de représentants des entreprises et agences de presse, désignés par les organisations professionnelles réputées les plus représentatives. La commission est présidée par un conseiller d’Etat nommé par le ministre chargé de la communication. Les ministères de la Culture, du Budget, de l’Economie et de la Justice dispose également de représentants nommés par le ministre concerné.

Le site internet de la CPAPP fournit de nombreuses informations complémentaires sur ses travaux, dont ses rapports d’activité et ses publications.


Investigation

L’investigation est l’une des méthodes utilisées dans le journalisme pour recueillir des informations. Le journaliste d’investigation mène une démarche active en ce sens. Il mènera ainsi un type d’enquête impliquant des interviews, de la recherche d’éléments via des archives ou tout autre source de d’informations (statistiques, règlementaires…).

Par nature, le travail du journaliste est d’investiguer sur l’information initiale, qu’il s’agisse d’un dépêche d’agence de presse, un de tout autre communiqué, d’où qu’il émane. Il peut alors s’agir d’une simple vérification sur l’authenticité des sources, primaire et secondaire.

L’enquête : un journalisme d’investigation

Appelé aussi journalisme d’enquête, l’investigation est la pratique du journaliste d’investigation. L’enquêteur procède ainsi à des recherches approfondies et provenant de sources diversifiées, afin d’étudier, de révéler ou d’attester un  fait d’actualité. Cette pratique s’exerce dans le respect des règles déontologiques du journalisme, notamment, en ce qui concerne le respect et le recoupement des sources.

Investigation et reportage

L’investigation se distingue d’autres genres de journalisme tels que l’analyse politique, le commentaire d’actualité ou de l’éditorialisme qui ne résultent généralement pas d’une investigation préalable. On peut également comparer le rôle de l’enquêteur à celui du reporteur. Ce dernier pouvant se contenter de simplement rapporter des faits quand le premier aspire à en étudier les origines.

Investigation, l’étymologie

Le substantif « investiguer » s’inspire de l’anglais « to investigate » se traduisant par « enquêter ».  Les médias anglo-saxons sont à l’origine de l’engouement pour le journalisme d’investigation. Cependant, on note qu' »investiguer est issu du latin explicite « investigare » (« suivre la piste, chercher ») ; une étymologie suffisamment explicite.

Chiens écrasés

La rubrique des chiens écrasés est l’appellation familière, humoristique voire péjorative, du jargon journalistique pour désigner une rubrique relatant des faits divers n’ayant que peu d’intérêt.

Les informations sans grande importance contenues dans cette rubrique n’ont généralement aucun lien les unes avec les autres. Également, ces informations n’ont pas non plus de lien avec l’actualité.

Chiens écrasés : au plus bas de la hiérarchie de l’information

La rubrique des chiens écrasés peut être placée au plus bas de la hiérarchie de l’information. Son utilité première est de permettre de combler un espace vide dans un média de presse traditionnelle en cas d’article non livré par un rédacteur et dont il faut pallier l’absence.

Dans le passé, la présence de cette rubrique était assumée par les éditeurs de certains supports, en raison de la dimension récréative qu’elle pouvait offrir aux lecteurs. En effet, la collection de faits divers insignifiants, anecdotiques voire insolites pouvait jouer le rôle d’intermède égayant, un moment, la lecture d’un journal.


Gonzo

Le « journalisme gonzo » caractérise une pratique journalistique assumant des textes au parti pris subjectif généralement écrits à la première personne. Le gonzo va au-delà de la simple relation objective des faits. Par le biais de textes souvent autobiographiques,  d’anecdotes et d’appréciations subjectives.

Le gonzo ou le journalisme subjectif

Souvent rédigé à la première personne,  le journalisme gonzo revendique sa subjectivité. Le rédacteur fait part du ressenti qu’il éprouve au cours d’une enquête et/ou d’interviews visant à relater des faits ou des événements qu’il investigue.

Hunter S. Thompson et le gonzo

On associe  le journalisme gonzo à l’écrivain et journaliste Hunter S. Thompson, qui fut popularisa cette pratique du journalisme. Né en juillet 1937 aux États-Unis, Hunter S. Thompson se fit connaître par ses méthodes d’enquête alliant une plume polémique à de prises de positions politiques assumées.


Nécrologie

La nécrologie est un texte publié à l’occasion de la mort d’une personnalité. En France, ces notices biographiques ont souvent tonalité flatteuse, voire laudative. Dans certains pays comme le Royaume-Uni, il est d’usage d’aborder dans une nécrologie, tous les aspects de la vie de la personne décédée, y compris les négatifs.

Généralement, les supports de presse constituent un stock de ce type d’articles, en réserve dans le « frigo » ou dans le « marbre », en vue de pouvoir les publier très rapidement en cas de décès de la personnalité en question.

Dans la profession, l’abréviation « nécro » est utilisée communément. Le terme argotique « viande froide » l’est également pour évoquer les nécrologies.

Nécrologie et avis de décès

Une nécrologie n’est pas à confondre avec l’avis de décès,  ce dernier consistant en l’insertion d’une annonce payante publiée à l’initiative des proches d’une personne récemment décédée.

Cependant, les avis de décès, ou faire-part de décès, sont publié dans une support de presse dans une rubrique appelée « rubrique nécrologique« .


20 heures

Le 20 heures, ou 20 H, désigne en France le programme d’informations télévisé du soir, diffusé, comme son nom  l’indique à compter de huit heures du soir par quelques chaînes de télévision hexagonale. Sa durée est généralement d’environ 30 à 40 minutes. A l’occasion d’événements exceptionnels (journées électorales, événement sportif ou culturel particulièrement marquants), sa durée peut être allongée et son horaire initial de diffusion, modifié.

Ce journal d’informations télévisées a comme objectif de rendre compte de l’actualité du jour et compléter les faits d’actualité s’étant déroulé les jours précédents.

Le 20 heures traite, par la voie de reportage ou d’interviews des faits d’actualité de nature politique, sociale, culturelle, sportif et économique.

Le 20 H, star des audiences

Le 20 heures est en France un des programmes aux audiences les plus importantes. Le journal télévisé de TF1, première chaîne française en matière d’audience est régulièrement considéré comme le journal télévisé le plus populaire d’Europe.

Toutefois, avec l’avènement de l’internet et des chaînes d’information continue (France 24, CNews, LCI et BFM TV pour la France), l’aspect incontournable de ce type programme tend à s’estomper.

Billet

Un Billet est un article court et souvent récurrent, commentant de manière subjective une information ou un fait d’actualité. On appelle aussi « billet d’humeur » ce format de texte à la tonalité personnelle et souvent humoristique. Le billet est le plus souvent publié en première ou en dernière page d’un journal.

Dans le monde audiovisuel, les billets sont souvent programmés à heure fixe au cours d’une émission.

Billet et chronique

Dans le monde des médias, un billet s’apparente souvent à une chronique, en raison notamment de sa récurrence et de sa tonalité personnelle. Sur les réseaux sociaux ou sur un blog, le billet se présentera sous la forme d’un texte court réagissant à un fait d’actualité.

L’étymologie de billet provient probablement du format réduit d’un billet de banque imposant une contrainte d’espace et donc, de la nature forcément concise de mots qu’on peut noter sur ce type de support.


Fake news

Les fake news désignent de fausses informations diffusés des médias. La diffusion de ces « fausses nouvelles » peut être motivée par une tentative de désinformation ou simplement, dans le but de duper un support de presse par la voie d’un canular. La caractéristique des fake news est de présenter une information comme réelle et sourcée.

Fake news et réseaux sociaux

Avec l’avènement des réseaux sociaux, les fake news se sont retrouvées sur le devant de la scène. En effet, le principe de viralité sur lequel reposent les réseaux sociaux fait que les fausses informations sont relayées quasi instantanément auprès d’un large public avant que leur source ne puisse être vérifiée et/ou contredite. L’action de « debunker » une fausse nouvelle consiste en sa démystification par la voie d’une vérification – et partant, d’une contradiction – des sources prétendument à l’origine de l’information erronée initialement diffusée.

Pour évoquer des fake news le terme « infox » est parfois utilisé. Il s’agit d’un mot-valise mêlant « information » et « intox ».


Merdias

Le terme de « merdias » est utilisé pour qualifier de manière fortement péjorative les médias. Ce néologisme est composé de « médias » et de « merde ».

Merdias est utilisé pour désigner les médias considérés comme soumis à des intérêts tiers qui les détourneraient de leur vocation première qui est d’investiguer librement et de rapporter des informations. Ces merdias seraient ainsi amenés à travestir ou à omettre une ou des vérités pour satisfaire les tiers auxquels ils sont soumis.
Par intérêt tiers, on entend : ceux des propriétaires des journaux bien entendu, mais aussi, les pouvoirs politiques ou des pouvoirs plus ou moins occultes (lobbies commerciaux ou religieux par exemple).

Merdias, indissociable du terme « journalope »

Le terme est souvent utilisé conjointement avec celui de « journalope », même si l’apparition de merdias précède celle de journalope. Les premières occurrences dans la parole publique du terme merdias remonterait en effet au début des années 1990.


Nagra

Nagra est une marque de matériel audiovisuel d’enregistrement sonore à destination des professionnels. Le nagra a été plébiscité dans le monde de la presse pour sa praticité  et sa qualité d’enregistreur de haute qualité. Dans le monde des médias, le magnétophone nagra est rapidement devenu un must chez les les ingénieurs du son, en radio et chez les reporters.

Nagra, une marque phare dans les médias

La marque a été créée par un ingénieur suisse d’origine polonaise, Stefan Kudelski, dans les années 1950.  Ce dernier avait créé le Kudelski Group qui commercialise ses enregistreurs encore largement utilisés dans les médias mais également dans le tous les métiers impliquant une prise de son sonore (cinéma notamment). En polonais, « nagra » se traduit par « [il] enregistre ».