Bouillon

Le bouillon est le terme utilisé dans le monde de la presse pour désigner les exemplaires invendus. Ces derniers sont généralement destinés à être détruits.

Une piste étymologique est que le bouillon serait une analogie avec la pâte à papier vers laquelle étaient recyclée les invendus.

Le terme est également utilisé pour évoquer la mauvaise situation d’une publication (financière ou en terme de tirage). On l’emploie, par exemple, dans l’expression « prendre un bouillon« .

Brève

La brève consiste en un texte court (d’une dizaine de lignes maximum). Elle fournit en quelques phrases une information très concise. Une brève précédée d’un titre sera préférablement appelée « filet ».

Une brève est rarement seule, elle est présentée dans une colonne de brèves.  Cet emplacement est appelé « encadré », qu’il soit effectivement marqué par un cadre ou pas.

Carte de presse

La carte de presse est une carte d’identité professionnelle. Elle permet au journaliste de prouver son activité, d’accéder plus facilement à des lieux qui lui servent à obtenir des informations (salles de presse, bureaux officiels, musées, stades sportifs, etc.) et de faire valoir son droit à la protection sociale prévue dans sa profession.

La carte de presse n’est toutefois pas obligatoire pour exercer la profession de journaliste qui reste libre.

« Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources. »
Art. L7111-3 du Code du travail

Casse

En typographie, la casse désigne le fait de distinguer les lettres majuscules des minuscules.
Par exemple, « casse » est différent de « Casse ».

À l’origine, la casse était un casier en bois utilisé dans les ateliers d’impression et servant à composer un document destiné à être imprimé. Ce casier était constitué de compartiments eux-mêmes contenant des divers caractères à imprimer.

Le terme « bas de casse », synonyme de caractères en minuscules,  correspond aux compartiments les plus facilement accessibles, puisque plus fréquemment utilisés.

Caviarder

L’action de caviarder consiste à recouvrir d’encre noire, afin de les rendre illisibles, les passages d’un texte que l’on désire censurer.
Par extension caviarder revient à censurer tout ou partie d’un écrit.

L’expression fait référence à la pratique très courante au 19ème siècle de censurer de la presse en Russie tsariste. Par extension, l’encre noire des surfaces censurées fut assimilé à la couleur du caviar, dont la Russie était un producteur.

Chapeau

Le chapeau (parfois orthographié ou « chapô« ) est un court texte d’introduction précédant le corps d’un article. Il est généralement présenté en caractères gras ou dans une taille de caractère plus grande que celle du corps du texte.

Il joue le double rôle de résumé et d’accroche dudit article en concentrant en quelques lignes l’essentiel de l’information et en incitant à poursuivre sa lecture.

Chemin de fer

Le chemin de fer est dans la presse écrite la représentation de la pagination, page par page du support tel qu’il sera effectivement publié. Il permet à une équipe rédactionnelle d’avoir une vue d’ensemble de la publication et de hiérarchiser l’information en fonction de l’actualité et des choix rédactionnels.

Le principe chemin de fer,  parfois aussi appelé « rail », est aussi fréquemment utilisé dans l’industrie graphique au sens large (publicité, édition).

Chronique

Une chronique est rubrique de presse (écrite ou audiovisuelle) consacrée à un domaine particulier de l’actualité. Cette rubrique, généralement récurrente, n’a pas prétention à l’objectivité.

Elle s’apparente à un long billet dans lequel l’auteur exprime une opinion personnelle, une humeur ou un avis.


 

Colombelle

En typographie, une colombelle ou « gouttière » est l’espace vertical séparant deux colonnes de texte.
Chacun est libre de choisir la grandeur de la colombelle mais l’usage est que la largeur soit définie par la largeur des lettres « mi ».

L’usage de ce terme est de moins en moins courant. Étymologiquement, il est issu assez évidemment de l’ancien français « colombe » lui même issu du latin columna signifiant « colonne ».